C koi le M-banking (mobile banking) ?

1,5 milliards de personnes disposent d’un portable dans le monde. Une étude de FinScope en Afrique du Sud a montré que 20-25% des gens qui n’ont pas accès aux services bancaires utilisent un portable.

Qu’est ce que le M-banking (NDLR : Mobile Banking) ?

L’e-money

Comme les opérateurs téléphoniques sont voués à effectuer un grand volume de petites transactions financières (envoi d’un SMS, conversation téléphonique), ils sont capables de percevoir des petites sommes d’argent de leurs abonnés, souvent en débitant directement leur crédit téléphonique.Se pose alors la question naturelle : peut on faire des opérations bancaires avec le crédit téléphonique ? Le crédit téléphonique peut-il devenir une monnaie virtuelle ?

Le M-banking (NDLR : Mobile Banking)

Le M-banking (NDLR : Mobile Banking) (mobile banking) inclut le m-payment (mobile payment), c’est-à-dire toute transaction financière se faisant avec l’aide d’un téléphone portable, mais aussi l’accès grâce à la téléphonie mobile à des services financiers plus larges comme un compte en banque ou le transfert d’argent entre comptes.

On distingue deux modèles de M-banking (NDLR : Mobile Banking) :

  •  le modèle additif (le téléphone portable est un plus pour des clients disposant déjà d’un compte en banque)
  •  le modèle transformatif (le produit cible les personnes qui n’ont pas de compte en banque)


Il n’existe pas de modèle-type de système de M-banking (NDLR : Mobile Banking), chaque société choisissant son fonctionnement selon les contraintes de la région. Les banques développant leur activité font actuellement toujours appel à un opérateur de téléphonie mobile couvrant une partie du territoire, car elles n’ont pas les outils pour développer elles-mêmes un réseau de téléphonie. De même, les opérateurs souhaitant augmenter leur offre par une activité de M-banking (NDLR : Mobile Banking) ont jusqu’à présent tendance à faire appel à une banque afin de gérer l’aspect financier et bancaire, bien que certains développent eux-mêmes leur système bancaire.

Fonctionnement

Nous avons regroupé dans cette partie toutes les questions qui peuvent se poser, et leurs réponses pratiques tirées d’enseignement du terrain. Elle n’est pas exhaustive, et sera sans doute complétée au fur et à mesure de nos recherches.

Organisation du système de M-banking (NDLR : Mobile Banking)

L’opérateur téléphonique partage ses activités avec une banque.

Un account Manager gère la connexion entre les deux (régisseur du système)

L’opérateur génère du revenu à partir des transactions à travers le réseau. La source de revenus pour la banque provient des transactions.

Travailler en collaboration avec une banque permet à l’opérateur d’éviter les tracasseries bancaires et de profiter des installations de celle-ci, comme les cartes de débit, qui offrent une très large gamme de choix et de services dans un marché où cartes de crédits et distributeurs automatiques sont répandus.

L’interopérabilité doit être encouragée pour que les clients aient accès aux systèmes de paiement existants et puissent éventuellement changer rapidement d’opérateur téléphonique ; sans cela, le produit n’est pas attractif : la relation entre banque et opérateur est donc de préférence non exclusive.

Ouverture de compte

Afin de pouvoir utiliser les services de M-banking (NDLR : Mobile Banking) sur son téléphone, le client doit utiliser le réseau de l’opérateur partenaire. La solution la plus simple et la plus efficace est de créer des espaces mixtes de vente en téléphonie et de services bancaires associés : l’ouverture de compte devra avoir lieu dans un magasin de téléphonie associé à l’opérateur, proposant en parallèle l’achat d’un mobile.

Les conditions pour l’ouverture du compte doivent être les moins nombreuses possibles : pièce d’identité, téléphone portable au minimum.

Pour combler les désirs de sécurité des clients, il peut être intéressant de demander au client de laisser une empreinte numérique à l’ouverture du compte (enregistrement de sa voix), qui pourra être redemandée par téléphone en cas de transaction sortant de l’ordinaire.

Transferts de fonds

La possibilité de transférer du crédit est probablement l’élément majeur d’attraction des clients dans tous les réseaux étudiés. L’envoi d’un SMS (ou équivalent) par le client à une autre personne possédant un accord similaire avec l’opérateur transfère au compte de ce dernier une certaine somme du compte client. Ce service est l’une des bases de l’activité M-banking (NDLR : Mobile Banking), et doit être élaboré de manière à simplifier les commandes d’envoi.

Dépôts et retraits

Les dépôts et retraits se font en général dans une agence du service ou chez un revendeur affilié, mais certains services proposent de nouvelles options : SMART fournit des machines de dépôts pour l’argent liquide à l’aide d’une carte MasterCard, GLOBE teste un système similaire à l’aide des téléphones portables.

Le revendeur doit être présent au niveau local : petit commerçant, personnalité forte de la communauté…

Montant des échanges bancaires

Les populations les plus pauvres dépendent totalement de l’argent liquide pour leur subsistance quotidienne. Il en résulte un comportement en matière de dépenses dit d’ « achats en sachet » : achats et courses en petites quantités, en général plusieurs fois par semaine selon les besoins.

Les opérateurs téléphoniques ont pu observer que les utilisateurs les moins aisés étaient influencés par la valeur du coût de la carte de recharge téléphonique la moins chère conformément à la règle des « achats en sachet », ce qui a poussé SMART aux Philippines à faire passer ce coût de 6$ à 60 cents. Le résultat a été une très forte augmentation de la clientèle.

Offres supplémentaires

D’autres offres, telle la carte de débit ou le suivi du compte par SMS, peuvent être utilisées pour attirer les utilisateurs. Celles-ci doivent répondre à des besoins significatifs chez les clients (sécurité, facilité d’utilisation…).

Accessibilité

L’accès pour le client de la banque au téléphone portable est un vrai problème. En effet, la majorité des IMF souhaitent toucher les personnes les plus pauvres de la population, et ces dernières n’ont souvent pas les moyens de posséder un téléphone portable, du moins lors de leur entrée dans le système bancaire. Les coûts d’acquisition du téléphone sont assez élevés (contrairement aux pays occidentaux, où l’opérateur rentabilise le portable quasiment offert à l’abonné qui s’engage pour 12 à 24 mois), même si les fabricants de mobiles commencent à considérer les marchés des pays en voie de développement en créant des combinés à moins de 30$. Certaines entreprises leur offrent la possibilité de financer l’achat d’un portable contre un remboursement sur six mois. Une alternative proposée par MTN Banking est l’émission d’une carte SIM pouvant être chargée dans un portable emprunté lors de la transaction.

De plus, il est nécessaire d’avoir accès à une source d’électricité, ce qui dans le milieu rural (milieu d’émergence du micro-crédit), est rare. Pour pallier à ce problème, un opérateur de téléphonie mobile en Ouganda propose des « packs » contenant un chargeur solaire, mais le prix reste assez élevé (environ 230$). Un tel système ne peut donc s’adresser qu’à des personnes ayant déjà satisfait des besoins plus élémentaires que l’acquisition d’un téléphone portable, et semble donc incompatible avec la microfinance.

Réseau

Le réseau n’est pas toujours bien développé dans les pays pauvres. L’initiative de la Grameen Bank afin d’étendre le réseau de téléphonie du Bangladesh est exemplaire et mérite d’être adaptée.

Les opérateurs téléphoniques ont besoin d’un « canal » pour accéder au marché des zones rurales. Les banques rurales et les Instituts de Microfinance, par leur connaissance du milieu et les liens solides qu’ils entretiennent avec les communautés locales, peuvent servir de « canal ».

Un « Responsable de Téléphone de Village » potentiel, en tant que client d’une de ces banques, fait un emprunt de 200 à 250 US $ (comprenant un mobile, un forfait, une antenne, un fléchage, des outils de marketing). Le Kit de départ est créé par l’opérateur qui se charge des relations avec la banque pour proposer le service aux consommateurs et négocie le prix du forfait avec l’opérateur téléphonique.

Avec les revenus de son activité, le Responsable de Téléphone de Village rembourse son emprunt et rachète du temps de forfait. L’IMF perçoit les intérêts de l’emprunt et une part des revenus des ventes de temps de communication. L’opérateur téléphonique tire assez de profit des ventes de temps de forfait pour pouvoir étendre son projet et augmenter le nombre de ses clients.

La charge supplémentaire créée par les nouveaux abonnés à un service de micro-payement est un problème facile à gérer, génère un revenu régulier pour l’opérateur de téléphonie et peut l’encourager à améliorer ses services.

Technologie

Le vecteur d’échange le plus couramment utilisé reste le SMS car il a l’avantage d’être présent dans presque tous les réseaux. Le système USSD est également populaire. Les possibilités d’utiliser le WAP sont limitées à cause de sa faible utilisation dans les pays émergents et de ses exigences supplémentaires en termes de connexions réseau.

Législation

La législation est un problème majeur… et épineux, puisque le M-banking (NDLR : Mobile Banking) se situe à l’intersection de nombreux domaines de la loi : le commerce électronique, la législation sur les opérateurs téléphoniques, la régulation de la compétition, les systèmes de paiement, la protection du consommateur, les dépôts d’argent, et enfin la lutte contre le blanchiment d’argent et contre le financement du terrorisme (AML-CFT = Anti Money Laundering and Combating Financing of Terrorism)

Les questions à se poser sont les suivantes :

  •  Les signatures électroniques sont-elles reconnues légalement ?
  •  Les consommateurs sont-ils suffisamment protégés ? En effet, le M-banking (NDLR : Mobile Banking) expose le client aux risques de fraude, d’atteinte à la vie privée, de perte de données ou d’interruption technique de service.
  •  Des agents peuvent-ils assurer des transactions en-dehors de la banque ? Cette condition est nécessaire si le produit se doit de cibler les personnes éloignées du réseau bancaire.
  •  La législation AML-CFT permet-elle une procédure simplifiée d’ouverture de compte ?


Plusieurs points sont absolument requis pour établir une activité de M-banking (NDLR : Mobile Banking) :

  •  La législation doit être ouverte au sujet de l’ouverture d’un compte par un petit client (pas trop de contraintes telles qu’une attestation de domicile par exemple).
  •  La législation doit être claire sur la capacité à délivrer de l’e-money pour des entités qui ne sont pas forcément des banques.
  •  Il doit y avoir une sûreté législative suffisante au niveau des contrats électroniques. Les signatures électroniques doivent avoir le même statut que les signatures physiques.
  •  Les clients doivent être protégés contre la fraude.


Démarche

Au final, les questions à se poser avant le lancement d’un service comprennent :

  •  l’identification d’une opportunité de marché
  •  l’identification de partenaires appropriés (quelle banque, quel réseau, etc.)
  •  l’établissement de projet de management de groupe commun
  •  le choix du modèle de l’application
  •  la discussion et l’accord sur les propositions avec le régulateur bancaire, et si nécessaire, le régulateur des télécommunications
  •  l’identification des responsabilités de chaque partenaire : qui fournit les services aux clients, comment sont partagés les revenus et les dépenses, est-ce nécessaire d’avoir recours au marketing en commun, à une nouvelle marque, etc.
  •  le choix des fournisseurs de systèmes (principal et secondaires)
  •  l’établissement des procédures d’audit, des méthodes de résolution des conflits
  •  la préparation du plan d’installation.

 

Source : Cédric DEKEYSER, http://cdekeyser.com/c-koi-le-m-banking-mobile-banking/

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